Secteur cafés, hôtels, restaurants
Livrer tous les deux jours des clients qu'on connaît trop bien pour les relancer : le piège classique du fournisseur de CHR. La solution tient en un mot : systématiser.
Fournisseurs des cafés, hôtels et restaurants : vous livrez tous les deux jours des clients que vous connaissez par leur prénom, pour des factures modestes qui, mises bout à bout, représentent des encours considérables. Et le secteur cumule structurellement les retards de paiement et les défaillances.
Une facture de 400 € en retard ne déclenche pas d'alerte. Quarante factures de 400 € réparties sur vingt clients, si : c'est un encours de 16 000 € qui ne produit rien et qui fond à chaque défaillance. La particularité du CHR est là : le risque est fractionné, quotidien, et presque toujours sous-estimé parce qu'aucune ligne ne semble grave à elle seule. La réponse est industrielle : une relance systématique dès l'échéance, sans exception ni affect, externalisée pour préserver la relation de comptoir.
La restauration figure durablement parmi les secteurs les plus exposés aux défaillances d'entreprises. Pour un fournisseur, deux réflexes font la différence. D'abord, surveiller les signaux : commandes qui baissent, chèques qui tardent, demandes d'étalement répétées. Ensuite, en cas de procédure collective, déclarer la créance dans les deux mois de la publication du jugement au Bodacc (article L. 622-24 du code de commerce), faute de quoi elle devient inopposable à la procédure. Beaucoup de fournisseurs perdent définitivement leurs factures non par insolvabilité du client, mais par dépassement de ce délai.
L'argument qui revient toujours : « je ne veux pas braquer le patron, il commande chez moi depuis dix ans ». C'est précisément l'intérêt de l'externalisation : la relance vient d'un tiers, elle est professionnelle et mesurée, et votre commercial garde le beau rôle. Un client qui ne paie plus n'est déjà plus tout à fait un client ; un client relancé proprement et remis au courant reste un client.
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À l'unité, rarement ; en flux, toujours. C'est pour cela que nous traitons le CHR en portefeuille : relance systématique dès l'échéance et regroupement des factures par client, plutôt que des dossiers isolés.
Tout dépend du montage : nouvelle société, reprise du fonds, liquidation de l'ancienne structure. Certains scénarios laissent des recours réels. Envoyez le dossier, l'analyse dira franchement ce qui est récupérable.
Sauf engagement contractuel particulier, vous n'êtes pas tenu de poursuivre les livraisons d'un client qui ne paie pas. Le passage au comptant sur les nouvelles livraisons, couplé à un échéancier écrit sur l'arriéré, est souvent la meilleure combinaison.
Cette liste de secteurs n'est pas exhaustive : Cérès prend en charge les impayés entre professionnels de tous les secteurs d'activité. Références : article L. 622-24 du code de commerce (déclaration de créance), articles L. 441-10 et D. 441-5 (pénalités et indemnité forfaitaire).